Gymnase du Lycée Turgot

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Lycée Turgot
69 Rue de Turbigo, 75003 Paris
Téléphone :
01 53 01 14 10
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Événements liés

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Jeudi, 16 Octobre, 2014 - 15:00

Beaucoup d’économistes s’inquiètent de l’affaiblissement de l’investissement depuis la crise de 2008, dans les pays de l’OCDE. Il s’agit aussi bien de l’investissement des entreprises que de l’investissement public. On peut d’abord s’interroger sur les causes de l’affaiblissement de l’investissement : selon les pays, faiblesse de la rentabilité du capital, pessimisme des entreprises, taux d’intérêt encore trop élevés, faiblesse de la demande anticipée ; peut-être aussi, ce qui était dans un sens favorable, amélioration de l’efficacité du capital après une longue période de temps durant laquelle la productivité du capital a reculé.On peut ensuite regarder l’évolution des gains de productivité du travail et de la croissance de la Productivité Globale des Facteurs. La productivité ralentit depuis les années 1980 et encore plus depuis le début des années 2000, bien avant que l’investissement ne décline. Au contraire, l’affaiblissement de la productivité a lieu alors que l’intensité capitalistique augmente. On doit donc l’attribuer à d’autres facteurs : insuffisante compétence de la population active ; inefficacité croissante de la R&D ; insuffisante sophistication du capital. L’affaiblissement des gains de productivité conduit à une croissance potentielle très faible, surtout en Europe, d’où de grandes difficultés dans le futur (équilibre des systèmes de protection sociale, financement des retraites…).

Photo : Patrick Artus au Printemps de l'économie le 7 avril 2014. Copyright : Claude Smulewicz.

Lieu: 

Jeudi, 10 Avril, 2014 - 15:00

Les professeurs de SES et d'Économie-Gestion de l'académie de Paris pourront utiliser leur crédit-formation pour cet événement.

  

Invités du Printemps de l'économie : Olivier Passet (économiste et directeur des synthèses économiques chez Xerfi), Aurélien Duthoit (Directeur des synthèses stratégiques Precepta), Jean-Marc Daniel (économiste, ESCP Europe). Modération : Thierry Pech (directeur général de Terra Nova)  Table-ronde organisée par Xerfi.

Thème : L’Europe est aujourd’hui la principale zone  d’excédents commerciaux au monde. Elle agglomère en son cœur et au Nord des compétences qui en font une puissance commerciale de premier plan. Mais elle n’a toujours pas restauré ses niveaux de production d’avant crise. Elle est également en prise avec des tendances déflationnistes qui pénalisent les débouchés sur le marché intérieur. Elle entre peu à peu dans un jeu de dévaluation fiscale en cascade, qui peut à terme pénaliser les dépenses d’avenir. Il y a dans tout cela une part d’ajustement nécessaire. Mais il existe aussi des risques de cercle vicieux qui pourraient accélérer le déclassement industriel de l’ensemble de la région. Les destructions de capacité ont notamment été considérables au Sud. Autrement dit, les disparités territoriales se sont considérablement creusées avec la crise. Cette dynamique de divergence réelle est préoccupante. C’est une des questions majeure à laquelle sont confrontés les pays partenaires. Car cette divergence menace l’intégrité même de l’euro. Avec la crise, le processus de rattrapage du Sud est revenu 20 ans en arrière, très loin des promesses de la monnaie unique. Lorsque l’on projette la dynamique actuelle, il existe un risque important que le système « d’économie de bazar » mis en place par l’Allemagne dans les années 2000, ne soit pas arrivé à son terme. Le Nord a accru sa puissance de feu financière. La rentabilité de ses entreprises grandes et moyennes leur confère maintenant un pouvoir de rachat d’autres entreprises européennes. Or la déflation salariale du Sud crée de nouvelles opportunités de sous-traitance à faible coût. Le jeu du Nord peut consister maintenant à transformer le potentiel d’investissement accumulé avec la crise. Soit en captant l’avantage salarial du Sud (en Espagne notamment). Soit en acquérant des marques et des brevets dans les pays dépréciés… en Italie mais aussi en France. Dans ce contexte, l’harmonisation fiscale, la parité de l’euro, l’émergence d’un gouvernement économique, apparaissent plus que jamais comme des enjeux de premier plan. Quelle peut être la stratégie européenne pour renforcer sa cohésion face aux options industrielles du Japon ou des États-Unis notamment ? Face à la concurrence des émergents également. C’est à cette question centrale que nous essaieront de répondre, avec les interventions de Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, d’Aurélien Duthois, directeur des synthèses stratégiques à Xerfi et d’Olivier Passet, directeur des synthèses économiques à Xerfi et de Jean-Marc Daniel, Professeur à l'ESCP Europe.

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Biographie des invités en bas d'article.

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Jeudi, 10 Avril, 2014 - 17:00

  

Invités du Printemps de l'économie : Henrik Uterwedde (Directeur adjoint de l'Institut Franco-Allemand de Ludwigsburg), Guillaume Duval (rédacteur en chef de Alternatives économiques, auteur de "Made in Germany"), Christophe Caresche (député à l'Assemblée nationale). Modératrice : Sabine Syfuss-Arnaud (Challenges). Table-ronde organisée par Challenges et Les Économiques.

Thème : Locomotive économique de l’Europe, souvent considérée comme un modèle pour la France, l’Allemagne fascine et agace. Ses performances économiques ont de quoi susciter l’envie: chômage au plus bas, comptes publics en ordre, commerce extérieur à la santé insolente. Mais, c’est au prix d’une longue cure d’amaigrissement et de dix années de réformes structurelles qu’elle a obtenu ces résultats. Et qu’elle insiste aujourd’hui que ses voisins assainissent à leur tour leurs finances. Pourtant, le modèle a ses revers et ses faiblesses: pauvreté,  précarité et inégalités se sont développées outre Rhin au cours de la dernière décennie. De plus, si l’Allemagne a prospéré comme  exportateur, c’est qu’elle avait des clients pour acheter ses produits, au premier rang desquels les Européens. Sans compter qu’elle souffre d’un handicap majeur, qui va rebattre les cartes dans les années à venir : un vieillissement démographique accéléré. En 2050, elle sera moins peuplée que la France et la Grande Bretagne.

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Biographies des invités et documentation thématique en fin d'article.

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Jeudi, 10 Avril, 2014 - 19:00


 

Invités du Printemps de l'économie : Michel Aglietta (CEPII), Eric Heyer (OFCE), Etienne Wasmer (CAE). Modération : Sandra Moatti (Alternatives économiques). Table-ronde organisée par le CEPII et Les Économiques.

Thème : La crise des dettes souveraines dans la zone euro a souligné les insuffisances du cadre institutionnel de la monnaie unique. La monnaie entretient avec la souveraineté de l’Etat des liens qu’il est périlleux d’ignorer. Compléter l’euro apparaît aujourd’hui comme une nécessité. Plusieurs pas ont déjà été faits dans cette direction, mais le processus est loin d’être achevé et pose beaucoup de questions, notamment celle des conditions de la légitimité démocratique de la gouvernance intergouvernementale et de la démarche communautaire pilotée par la Commission. Le cadre institutionnel s’élaborera dans la résolution des problèmes financiers et budgétaires hérités de la crise, sous l’exigence de reconnaître l’intérêt mutuel des pays membres. La table ronde débattra des buts, des innovations institutionnelles et des étapes à enchaîner pour tracer la voie du renouveau de l’Europe.        

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Biographies des invités et documentation thématique en fin d'article.

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Jeudi, 4 Avril, 2013 - 17:00

 Le 4 avril à 17 h, au Lycée Turgot, Les Economiques recevront Louis Gallois, Commissaire Général à l'Investissement, dans le cadre du Printemps de l'économie de Paris (du 2 au 5 avril 2013). Quel avenir pour l'industrie française ? Que faire pour retrouver la compétitivité ? Retrouvera-t-on la croissance par la politique industrielle ? Autant de questions que nos lycéens et étudiants poseront à Louis Gallois. Ces "Economiques" lycéennes sont ouvertes au public, mais avec une règle bien précise, spécifique à la conférence de Louis Gallois : le questionnement est ici réservé prioritairement aux étudiants ayant participé aux ateliers de préparation aux questions, en amont de la conférence. Cette conférence-débat est organisée par Les Economiques au Lycée Turgot. Réservation en ligne ici.

Invité-e-s: 

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Jeudi, 4 Avril, 2013 - 19:00

Comment retrouver la croissance en Europe ? Cette année, selon le FMI, l’Union Européenne sera la seule région du monde à subir une récession. Cinq ans après la crise, les grands pays européens, mis à part l’Allemagne, n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de PIB de 2008. Et le Vieux Continent devrait connaître plusieurs années de quasi-stagnation, alors qu’aux Etats Unis la croissance est repartie à un rythme supérieur à 2%. Résultat, le chômage s’envole dans la zone euro, avec un taux qui dépasserait les 11% cette année.

Alors, comment retrouver les chemins de la croissance en Europe ? Comment reconstruire le potentiel industriel et d’innovation perdu ? Beaucoup d’économistes remettent en cause les politiques d’austérité budgétaire, en préconisant d’étaler dans le temps la réduction des déficits publics. Mais que faire face au fardeau de la dette publique, de plus en  plus lourd : il est en train de dépasser le seuil fatidique de 90% du PIB qui, selon Kenneth Rogoff, l’ancien économiste en chef du FMI, entraîne un affaiblissement durable de la croissance…

Pour débattre de ces questions, les "Economiques" de Turgot ont invité trois économistes de renom : Philippe Askénazy, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris, Patrick Artus, directeur de la recherche de Natixis et Dominique Plihon, professeur à l’Université de Paris XIII, aux approches très différentes sur ce sujet.

Thierry Fabre, rédacteur adjoint à Challenges. Réservation en ligne ici.

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