Auditorium du Carreau du Temple 75003 Paris

Événements liés

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Mercredi, 23 Mars, 2016 - 18:30

En 1979, L’économique et le vivant a déconcerté. Refusant l’économisme, René Passet préconisait la transdisciplinarité, là où se joue aujourd’hui la survie de l’humanité. La destruction de la biosphère la menace. Sans biosphère, plus de société, ni d’économie. En négligeant l’environnement au nom du toujours plus, l’économie a fini par oublier ses véritables finalités humaines. Ses bases théoriques se sont heurtées aux réalités. 40 ans après, quel regard le bioéconomiste porte-t-il sur les évolutions du monde et des manières de le penser ?

René Passet est un économiste français, spécialiste du développement. Professeur émérite à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il fut le premier président du conseil scientifique d'ATTAC. Impliqué très tôt dans les travaux transdisciplinaires du groupe des Dix, il compte également, avec Stéphane Hessel, Edgar Morin, Michel Rocard et Joël de Rosnay parmi les membres fondateurs du Collegium international éthique, politique et scientifique.

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Lundi, 25 Janvier, 2016 - 18:30

Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques, partenaire du Printemps de l'économie, nous offre la possibilité de discuter de son dernier livre paru aux éditions La découverte : "La France ne sera plus jamais une grande puissance. Tant mieux !". Et quelques autres (bonnes) raisons de ne pas désespérer ! Il est notre invité le lundi 25 janvier à 18h30, dans le cadre d'un cycle d'événements que nous organisons avec Idées² au Carreau du Temple.

Présentation : Les Français ont le blues, ils figurent parmi les plus pessimistes au monde. Avec plus de 6 millions d’inscrits à Pôle emploi, la désindustrialisation qui s’aggrave et les inégalités qui se creusent, les raisons de s’inquiéter ne manquent certes pas. Ce blues n’en est pas moins excessif. Il s’explique notamment par le sentiment d’un déclin ininterrompu du pays, par rapport à un «âge d’or» fantasmé où la France était un modèle pour le reste du monde.
Pour Guillaume Duval, il faut se rendre à l’évidence : avec moins de 1% de la population mondiale, la France n’a aucune chance de redevenir une grande puissance sur une planète où les formidables inégalités de richesse entre pays industrialisés et pays du Sud se réduisent enfin. Ce déclin incontestable n’a pourtant rien de catastrophique : on peut vivre – et bien vivre – sans avoir besoin de s’imposer au reste du monde.
Avec sa démographie équilibrée, ses infrastructures et sa protection sociale de qualité, ses salariés productifs et motivés, ses scientifiques bien formés ou encore ses espaces agricoles importants et ses rapports privilégiés avec le sud de la Méditerranée, la France dispose de nombreux atouts pour s’insérer positivement dans l’économie de demain. D’autant que l’ère de la mondialisation sauvage, qui a sérieusement mis à mal le modèle social français, pourrait bien s’achever. À condition, toutefois, que la France parvienne à surmonter ses antagonismes traditionnels pour mobiliser ses énergies, réformer son État, rattraper son retard en matière d’écologie et rassembler autour d’elle pour construire une Europe plus solidaire.

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