Une stratification toujours binaire ?

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À l’intérieur d’une nation, cohabitent désormais des cultures différentes : cela engendre ostensiblement des hiérarchies culturelles.

Les classistes opposent une culture dominante à une culture dominée. La culture dominante serait la culture qui véhiculerait une conception favorable à cette même classe et approuvé par l’essentiel de la population. Elle serait alors considérée comme « supérieure » aux autres sous cultures que forme la culture dominée, qui accepte le modèle de la classe dite dominante. Pierre Bourdieu est un sociologue contemporain qui analyse cette conception en terme de domination. En effet, chaque classe sociale aurait un style de vie qui lui est propre. Il y aurait alors la classe dominante et les classes populaires. Cette classe dominante mettrait en œuvre des stratégies de distinction : ce sont les moyens employés (sortie à l’opéra, fréquentation de restaurants réputés) pour conserver ou améliorer un certain prestige social. Cette culture de la classe dominante serait, selon Bourdieu, une culture légitime (considérée comme la référence ultime par les membres d’une société) et sans équivoque, qualifiée de supérieure en opposition avec les autres sous cultures apprivoisées par les classes populaires.

Toutefois, cette structure binaire est quelque peu brouillée par l’apparition d’une culture de masse.

La culture de masse est une culture qui vise à toucher le plus grand nombre d’individus et qui est diffusée en grande partie par les médias. Ce développement d’une culture de masse peut s’expliquer par l’augmentation du niveau culturel de la population et un meilleur accès aux biens culturels. De ce fait, certains sociologues affirment que cette forme de culture a supprimé la frontière entre la culture dominante et la culture dominée.

Cette culture n’est pas indubitablement perçue de la même manière par tousSelon les groupes sociaux, on interprétera un message véhiculé par les médias d’une façon ou d’une autre. Ne pas confondre, par conséquent, une standardisation des produits culturels et une uniformisation des pratiques culturelles.

Julia d’Avout, 1èreES3

Publié le: 
30 Janvier 2011