Réactions des 1 ES 4 à Inside Job

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Nous sommes allés voir le film documentaire « Inside job » le 16/12/2010 au cinéma des Halles. Cela était en relation avec le cours sur la monnaie et le financement de l'économie en SES, mais aussi indirectement avec la crise financière de 2008. De plus notre groupe a visionné un film (documentaire de France 2) qui était à peu près similaire à Inside job mais moins long et plus compréhensible pour un économiste en herbe.

INSIDE JOB :Voici la bande-annonce du film : http://bandeannonce.le-bouzin.com/inside-job.html

Résumé :

Inside Job offre une analyse détaillée des mécanismes qui ont conduit à l'effondrement du système financier international à l'automne 2008, mais il ajoute des informations, des pistes de réflexion qui étaient restées jusqu'ici à l'arrière-plan, ou tout simplement cachées. Au travers d'entretiens avec des financiers, des hommes politiques, des journalistes, des professeurs d'économie et alternant avec des images d'archives, le réalisateur Charles Ferguson nous entraîne dans une enquête approfondie sur la crise de 2008. Découpé en cinq chapitres, remontant au tout début de l'Histoire de l'économie américaine à aujourd'hui, ce documentaire dévoile les coulisses de cette catastrophe.

Ce film est très instructif, le rythme soutenu. C’est la force et à la fois la faiblesse du film : grâce à un montage de nombreux intervenants, tout va très vite et il faut s’accrocher. Charles Ferguson arrive cependant à expliquer avec brio  ce que sont les CDS (credit default swap), les CDO (collaterized debt obligation) ou les ventes à découvert. Il dévoile également comment les agences de notation ont attribué aux subprimes, la note AAA, correspondant à des placements sûrs alors que ceux-ci étaient à haut risque.

Ce que nous a apporté ce film :Dés le début, est annoncé que l’économie de l’Island est déstabilisée par les marchés financiers à cause des banques. Puis nous allons aux Etats-Unis où nous sont expliqués les dérèglements des marchés financiers et la fiche de paye des traders qui au début ne gagnent même pas assez d’argent pour subvenir aux besoins de leur famille mais quand les banques d’investissement ont commencé à recevoir de gros revenus grâce à une spéculation massive, les salaires de ces traders se sont vus rapidement multiplier par 10. De plus, nous avons vu que les agences de notations étaient totalement soumises à ces banques car donnant la note AAA à leurs placements, sans qu’ils le méritent. Aux Etats-Unis, les banques ont décidé d'embarquer tout le monde, même les plus fragiles, dans le train de la dépense : acheter des voitures, des maisons, de tout ce que vous voulez. Vous n'avez pas l'argent ? Qu'à cela ne tienne : on va vous faire un crédit en tordant un peu le mode de calcul de votre capacité de remboursement. Quand une banque estime la capacité de remboursement d'un ménage en fonction de son revenu disponible (approche de « trésorerie »), elle prend un risque sur la baisse des revenus (perte d'emplois, etc.) de son client.

Quand elle estime la capacité d'endettement d'un ménage non pas en fonction de son revenu disponible, mais en fonction de son patrimoine (approche « patrimoniale »), elle prend un risque sur la conjoncture globale.

 

Aux Etats-Unis, l'endettement des ménages (par l'approche patrimoniale) a été poussé au maximum par les banques, et aidé par des politiques monétaires et budgétaires très mal réformées. A la fin 2007, l'endettement des ménages américains dépassait très largement leur revenu disponible, et plein de foyers ne pouvaient plus faire face aux remboursements.

Tous ces crédits représentent une masse de créances énorme. Du côté des banques, ces créances ont été regroupées puis «titrisées» (on en a fait des titres échangeables sur les marchés) et vendues un peu partout, de ce fait les banques ont distribués dans le système financier mondial une quantité considérable de titres toxiques. Cela a été une raison de la crise financière, ou des « Subprimes »

Néanmoins les agences de notations ne sont pas les seules à s’être fait tenter; les membres de l’Etat à leur tour. Nous avons pu voir que le président était tout le temps accompagné de grands directeurs de la finance lors de ses voyages d‘affaires pour tenter de décrocher de nouveaux contrats avec les autres pays, le lobbying est très présent dans les sociétés capitalistes !

Notre critique :

-Inside job, nous a semblé aux premiers abords compliqué mais finalement nous avons pu en tirer certaines explications et informations. S’il faut reconnaitre que ce film n’était pas tout à fait à notre portée en début d’année, il nous a apporté la compréhension de certaines notions vues en cours et des explications plus détaillées sur la crise. ‘’Pédagogique, incisif et passionnant’’ sont les mots que nous utiliserions pour qualifier ce film.

 

-La critique majoritaire de la classe sortant du film : très instructive notamment au début car c’était expliqué clairement cependant il demandait un effort de réflexion car plus l’on avançait dans le film plus les informations étaient denses et devenaient complexes. Par ailleurs, le film était trop long (nous avons entendu des ronflements au milieu du film…).

 

Ce film n’est donc pas vraiment à conseiller aux élèves qui ont du mal en économie car les termes employés sont très compliqués. De plus, pour une première fois ; entendre tant d’informations peut amener à décourager certains élèves de prendre la voie de la ES.

Cependant Inside Job est une véritable réussite du genre et s’inscrit comme LE documentaire à regarder pour ceux qui veulent comprendre la crise qui nous affecte. Son véritable objectif est certes de raconter les faits mais aussi d'expliquer ce qui s'est réellement passé, pour que ceux qui quittent la salle, se sentent à la fois concernés et soient conscients de la situation.

 

Classe de Première ES 4 de Sandra Beltrame

Publié le: 
25 Mars 2011